La question
La plupart des briques logicielles épousent un fournisseur : un SDK, une API, un format. Changer de fournisseur devient une réécriture. Le lock-in n'est pas un accident — c'est le modèle d'affaires de l'écosystème. La thèse du Lab prend le contre-pied.
Où on en est
Chaque brique est écrite contre un port — une interface — jamais contre un fournisseur. L'adaptateur réel (OpenAI, Stripe, Qonto, Mapbox, Yousign…) est injecté ; un fake sert les tests. Changer de fournisseur = changer un adaptateur, pas le code métier.
Local-or-cloud par configuration : le même module de transcription tape un Whisper auto-hébergé (gratuit, privé) ou l'API cloud, selon une variable d'environnement. Le LLM tourne sur Ollama en local ou sur OpenAI / Anthropic / Mistral. Le choix vit dans la config, pas dans le code.
Pas de singleton, injection de dépendances partout, constructeurs sans I/O : deux instances avec deux configs coexistent sans se marcher dessus. Et à l'extrême, Aeon : 100 % local, aucun token ne sort de la machine sans qu'on le demande.
Pourquoi c'est la fondation
Ce n'est pas une question ouverte mais un parti pris — d'où le statut « fondation ». Tout le reste s'y appuie. La seule tension qu'on surveille : jusqu'où le local peut égaler le cloud sans payer le prix de la complexité.